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Les troubles DYS

J’ai choisi dans ce long post d’aborder les troubles DYS. Ceux-ci regroupent les troubles cognitifs spécifiques tels que dyslexie, dysorthographie, dysphasie, dyspraxie ainsi que les troubles déficitaires de l’attention avec/sans hyperactivité. Bien que mieux détectés depuis une vingtaine d’année, ils nécessitent une prise en charge holistique, ne se limitant pas aux seules difficultés d’apprentissage.


Les signes sont généralement observés dès la maternelle ou l’école primaire par le personnel enseignant, médical, les parents. Ceux-ci peuvent être passagers ou s’inscrire dans le temps, nécessitant alors l’intervention de professionnels de santé.


Pour rappel :

Dyslexie - dysorthographie : altérations spécifiques de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Celles-ci peuvent s’amplifier par une incapacité à mémoriser les formes visuelles des mots et les reconnaitre.


Dysphasie : trouble du développement du langage oral. Se manifeste par des difficultés de compréhension de ce qui est transmis oralement, par une expression orale plus ou moins élaborée, entrainant des difficultés de communication, d’apprentissage, d’isolement et d’estime de soi.


Dyspraxie : atteinte du développement moteur et/ou les fonctions visuo-spaciales. Touche l’organisation des gestes, la coordination, et se traduit par de la maladresse, des difficultés à s’habiller, assembler un puzzle, écrire, se repérer dans l’espace.


Enfin, le TDAH est un trouble du neurodéveloppement qui combine des difficultés d’attention, de l’impulsivité, et éventuellement de l’hyperactivité. Cela engendre des difficultés dans le parcours scolaire, dans les relations interpersonnelles et d’autorité, voire dans la vie professionnelle.


Ces troubles peuvent avoir de multiples causes et implications qu’il serait trop long d’exposer ici.

J’aborderais dans les prochains jours les points de vigilance que nous pouvons avoir en tant qu’accompagnant d’une personne présentant un trouble DYS.


Plus d’info : https://www.ffdys.com/troubles-dys/; https://www.dys-positif.fr/




La détection

La détection précoce des troubles DYS est indispensable car elle permet de faire la distinction entre un retard d’apprentissage passager ou un trouble durable. L’enfant devra dans ce cas consulter une équipe pluridisciplinaire compétente afin de pouvoir établir un diagnostic fiable et bénéficier d’un projet personnalité de scolarisation.

Les parents devront accorder une attention particulière à l’alimentation et l’hygiène de vie de l’enfant, et lui faire bénéficier d’une assistante psychosociale. Cet accompagnement pourra l’aider à gérer le manque de confiance en soi, et lui permettre ainsi une meilleure intégration dans son environnement social.


Un naturopathe pourra repérer et accompagner d’autres symptômes qui ont leur importance dans le cadre d’une prise en charge holistique (incidence potentielle dans le développement de l’enfant). Il s’agit de troubles digestifs, de troubles du sommeil, de gestion des émotions, de maux de têtes, allergies…


De plus, les neurotransmetteurs, tels que la dopamine, la noradrénaline et l’acétylcholine, doivent ici nous interpeller. En effet la dopamine joue un rôle indéniable dans l’attention et la motivation, et la noradrénaline est indispensable dans le processus d’apprentissage et de mémorisation. L’acétylcholine favorise l’apprentissage, les mouvements, et les capacités cognitives, et la sérotonine est essentielle à la réflexion, favorise le calme et la tolérance à la frustration…et elle est produite à 90% dans notre intestin !


D’où l’importance de prendre soin de notre deuxième cerveau, grand synthétiseur de neurotransmetteurs à partir de la flore intestinale et des apports nutritifs. Et d’être attentif au stress, aux apports en sucre, et en fer, qui altèrent fortement la synthèse de ces mêmes neurotransmetteurs.





Les points de vigilance en termes d’alimentation et d'hygiène de vie


Quelle alimentation privilégier pour les enfants présentant des troubles DYS :


Pour favoriser la synthèse de neurotransmetteurs :

- Un pdj riche en protéines /pauvre en sucres pour déclencher la synthèse de dopamine

- Un gouter riche en glucides pour favoriser les précurseurs de la sérotonine : oléagineux, banane/fruit doux, chocolat noir

- Un dîner riche en avocat, brocoli, céréales demi-complètes, lentilles, voire un peu de poisson, de poulet ou de cottage cheese


Pour des apports nutritifs optimaux :

- Les huiles riches en oméga 3 (noix, lin, chanvre…) en assaisonnement à cru

- Les légumes / fruits de saison

- Les céréales complètes / semi-complètes


On évitera les produits industriels (pizzas, plats préparés), les sodas, les produits trop sucrés, les farines blanches (pain blanc, biscuits, barres chocolatées…)


Si certains aliments s’avèrent trop compliqués à intégrer dans l’alimentation, une supplémentation pourra être envisagée avec les conseils éclairés d’un naturopathe (celle-ci n’est jamais à prendre à la légère) :

- Le magnésium, nécessaire à l’équilibre nerveux

- Les super aliments (levure de bière, la spiruline, la Klamath) pour l’apport en protéines végétales, vitamines et minéraux dont le fer végétal

- Les acides gras EPA/DHA, si peu de poissons gras


Le fer est essentiel car il stimule la production de tyrosine, précurseur de dopamine et noradrénaline. Cependant, la nécessité d’une supplémentation pondérale en fer sera à déterminer uniquement par le médecin traitant après dosage de la ferritine.


D’autres complémentations ou diètes peuvent être envisagées mais nécessiteront un encadrement par un professionnel de santé naturelle afin de garantir la mise en place, le respect des posologies et/ou contre-indications éventuelles.


Je finirais en abordant la question de l’hygiène de vie et les points de vigilance à avoir en tête.


Pour faciliter à la fois les capacités d’apprentissage, mais aussi de retour au calme du système nerveux, le sommeil est essentiel. Il faudra ainsi s’assurer de limiter les temps d’écran, surtout à proximité de l’heure du coucher, et de s’assurer que l’enfant bénéficie d’un nombre suffisant d’heures de sommeil.


Pour rappel, on préconise :

- 10 à 13 heures de sommeil quotidien pour les 3 à 5 ans

- 9 à 11 heures de sommeil pour les 6 à 13 ans

- 8 à 10 heures pour les 14 à 17 ans


De plus, une activité sportive de plein air pourra permettre à l’enfant de se défouler après une journée d’effort, voire de frustration liée à son trouble DYS au cours de la journée, et de favoriser ensuite un passage au calme.


Enfin, des techniques de sophrologie et de méditation adaptées aux enfants et adolescents peuvent constituer des ressources pour renforcer la confiance et l’estime de soi. Tout comme la cohérence cardiaque peut favoriser le retour au calme et la concentration (3 fois 5 mn/jour, facile à insérer dans un emploi du temps chargé).


Davantage d’information en ligne, notamment sur les symptômes des troubles, professionnels de santé et parcours de détection : https://www.ffdys.com/troubles-dys/; https://www.dys-positif.fr/



Publié le 24 février 2022

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